La relation thérapeutique en anesthésie peut sembler, en première intention, assez superficielle. En effet, la rencontre entre le patient et le médecin est généralement unique, brève et pour un acte qui, par ailleurs, va conduire à une perte de contact, voire à une déconnexion complète avec l’environnement, rendant a priori la relation assez superflue.
En réalité, l’acte anesthésique, par sa singularité, crée un contexte psychique propice à l’état de transe, à la dissociation et parfois aux souvenirs traumatisants pour les patients. Tout est réuni dans le milieu hostile d’un bloc opératoire pour installer l’insécurité chez les patients : personnels multiples, masqués, non reconnaissables, absence des repères (lunettes, appareils auditifs retirés, position allongée), situation de danger liée à la chirurgie et à l’anesthésie explicitement signalée dans les documents d’information, jargon technique…
Dans ce contexte, les patients sont extrêmement suggestibles (positivement ou négativement) et la création d’un lien est en réalité indispensable pour rendre ce moment le plus positif possible dans le vécu du patient et limiter les impacts délétères d’un mauvais lien thérapeutique. Grâce à des techniques élémentaires de communication thérapeutique, il est possible de montrer aux patients notre compréhension de la situation pour eux et notre intentionnalité à les aider. En réalité, la relation thérapeutique entre un anesthésiste et son patient est très facile à réaliser dès lors que l'on a l’intention de l’installer.
Prendre le temps de ratifier, de se synchroniser, de créer le lien améliore le vécu et simplifie par la suite toute la prise en charge. C'est un investissement dans le futur du patient.
En réalité, l’acte anesthésique, par sa singularité, crée un contexte psychique propice à l’état de transe, à la dissociation et parfois aux souvenirs traumatisants pour les patients. Tout est réuni dans le milieu hostile d’un bloc opératoire pour installer l’insécurité chez les patients : personnels multiples, masqués, non reconnaissables, absence des repères (lunettes, appareils auditifs retirés, position allongée), situation de danger liée à la chirurgie et à l’anesthésie explicitement signalée dans les documents d’information, jargon technique…
Dans ce contexte, les patients sont extrêmement suggestibles (positivement ou négativement) et la création d’un lien est en réalité indispensable pour rendre ce moment le plus positif possible dans le vécu du patient et limiter les impacts délétères d’un mauvais lien thérapeutique. Grâce à des techniques élémentaires de communication thérapeutique, il est possible de montrer aux patients notre compréhension de la situation pour eux et notre intentionnalité à les aider. En réalité, la relation thérapeutique entre un anesthésiste et son patient est très facile à réaliser dès lors que l'on a l’intention de l’installer.
Prendre le temps de ratifier, de se synchroniser, de créer le lien améliore le vécu et simplifie par la suite toute la prise en charge. C'est un investissement dans le futur du patient.