Hypnose Médicale
Formation en Hypnose Médicale réservée exclusivement au Corps Médical, aux thérapeutes titulaires d'un diplôme d'Etat, d'un Diplôme Universitaire, ou d'un numéro Adeli

Hypnose et urgences pré-hospitalières.



« Qui craint de souffrir, souffre déjà de ce qu’il craint », disait Montaigne.
FRÉDÉRIC DOLLET Infirmier anesthésiste au Samu 59 à Lille. Titulaire du DU d’Hypnose de la Faculté de Lille.


Hypnose et urgences pré-hospitalières.
Milton H. Erickson précisait : « Devant une douleur vécue, il y a la douleur du passé, l’expérience présente et l’anticipation d’une douleur future. » Les situations d’urgences extra-hospitalières se déroulent par définition en dehors de notre cadre de travail habituel, elles sont sans rendez-vous préalable et de durée indéterminée.

Avec respect et bienveillance, on peut, par analogie, considérer chaque situation vécue comme une représentation théâtrale, un tournage de film, un spectacle dans lequel chacun va trouver son rôle. A chaque intervention du SMUR, à l’arrivée de l’équipe, la représentation est déjà commencée et il faut rapidement entrer en interaction avec tous les protagonistes présents. On entre en scène et on sait qu’il n’y aura qu’une seule prise.

On découvre le décor et les costumes, on s’adapte aux sons et à la lumière, aux personnages de l’histoire, aux figurants et parfois aux spectateurs. Un maître mot résume le tout : improvisation. Les artistes le savent bien : l’improvisation, ça se travaille, c’est un art délicat, une discipline rigoureuse. En réalité, l’improvisation ça ne s’improvise pas ! Le soignant peut jouer un second rôle ou bien un rôle secondaire mais il est désormais en lien avec l’acteur principal : le patient. L’utilisation de l’outil hypnotique se fera chaque fois que ce sera possible et ce dès la prise en charge clinique, para-clinique et thérapeutique du patient. Celui-ci est déjà en transe spontanée car il est focalisé par ce qui lui arrive, par le contexte fortement émotionnel dans lequel il se trouve.

La relation se fait en prenant soin de bien choisir les mots utilisés, en évitant les formulations négatives et tout ce qui pourrait avoir un effet nocebo. Bien communiquer, faire sentir au patient qu’on est là pour lui, est sans doute le début de la désescalade du stress. Une fois le patient rejoint dans sa transe négative, alors il faudra l’accompagner vers les solutions qui résoudront son ou ses symptômes. La pratique de l’outil hypnotique nous offre différentes façons de faire en fonction des circonstances, des caractéristiques du patient et des habitudes du soignant. Pour certains, la confusion est une arme redoutable pour pratiquer des gestes rapides.

Elle bloque l’esprit critique et détourne l’attention. Pour d’autres, c’est la réification qui est l’arme de choix, permettant de travailler sur la représentation du problème telle que le patient l’aura définie. Le travail métaphorique a la préférence d’autres intervenants. Il s’agit alors de construire une histoire ayant pour point de départ la situation dans laquelle se trouve le sujet des soins en utilisant son vocabulaire pour créer un scénario analogue à son vécu. En voici un exemple : L’appel concerne un Monsieur présentant une tachycardie à 180 battements par minute au repos. A l’arrivée de l équipe, l’ECG objective une tachycardie supra-ventriculaire de type Bouveret avec un rythme de base à 200 pulsations/ minute.

Le patient décrit des palpitations avec une sensation de lourdeur thoracique et d’angoisse : « j’ai le coeur qui galope », dit-il. Avec bienveillance, un travail de relaxation est débuté en utilisant la respiration : inspiration profonde et expiration longue et détendue. « Cet air frais qui entre dans vos poumons et qui en ressort vous apporte, progressivement, et au fur et à mesure, une sensation de mieux-être... C’est bien, continuez comme ça... tranquillement... Tiens, ça me rappelle une histoire qui est arrivée à un de mes amis il y a quelque temps... pendant que vous continuez à respirer tranquillement, je vais vous la raconter... j’ai un ami qui habite à la campagne et qui est passionné par les chevaux, il pratique l’équitation... il possède même son propre cheval... aussi loin que je me souvienne, il a toujours eu le même... il s’appelle Joli Coeur ou quelque chose comme cela... il se promène tous les jours avec lui, quel que soit le temps, quelle que soit l’heure, quelle que soit l’humeur de l’un ou de l’autre... sur les chemins, en forêt, dans le village... ils ne peuvent pas faire l’un sans l’autre, un vrai petit couple... à l’occasion d’un repas chez lui, mon ami me raconta l’aventure qui lui est arrivée avec Joli Coeur... Au cours d’une balade, sur un long chemin à travers champs… sans raison apparente… son cheval se mit au grand galop, surprenant mon ami qui en lâcha les rênes... le cheval poursuit son galop, le cavalier n’arrive pas à le contrôler... malgré tout le cavalier reste bien en place sur sa monture... et tout en essayant de récupérer les rênes, il parle à son cheval et tente de le rassurer en lui caressant l’encolure (analogie avec une tentative de réduction de la tachycardie par manoeuvres vagales : massage du sinus carotidien du patient au niveau du cou)... pour l’instant, rien n’y fait, Joli Coeur

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Dialogue stratégique pour le changement thérapeutique. Gregory LAMBRETTE
« La vie est encore elle-même un thérapeute très efficace. » Karen HORNEY
LIMINAIRES
« Savoir écouter, oser intervenir », telles sont les qualités premières du thérapeute stratégique selon John Weakland, l’une des figures de proue de l’école de Palo Alto

Protections dissociatives. Gérald BRASSINE
ANESTHÉSIANTS POUR L’HYPNOTHÉRAPIE DU TRAUMA.
Une bonne compréhension de l’hypnose est centrale pour saisir les mécanismes hypnotiques qui sont à l’oeuvre dans la création des états, tellement douloureux, de stress post-traumatiques (ESPT).

Note Dixième selon François Roustang
« Parler de la liberté n’est qu’une autre manière de parler de l’hypnose ou de la définir », « L’apprentissage de la liberté », intervention au colloque de l’AFEHM, 2007 C’est sur la notion de liberté, et il ne pouvait en être autrement, que nous refermons cette rubrique consacrée à quelques éléments de la pensée de François Roustang. 

Entrée dans l’IRM
Dr JUANA PELAEZ PEREZ. Médecin anesthésiste-réanimateur au Centre hospitalier de Tolède en Espagne, formée à l’hypnose médicale à Paris VI. Pour elle, l’hypnose est un complément de travail qui aide les patients à améliorer leur adhésion aux soins médicaux. Et l’utilisation de l’hypnose en complément crée dans l’équipe médicale une atmosphère de travail en harmonie.

Le garde-barrière de l’intestin. Exemple de protocole.Jean-Christophe LE DANVIC
Lorsqu’un patient m’est adressé par un médecin pour des douleurs de dos, il peut bénéficier de quinze séances d’une demi-heure, plus de sept heures de soins. La relation patient/thérapeute peut cependant aller plus loin que les simples techniques de massage ou d’étirement utilisées habituellement en kinésithérapie.

Hypnose et urgences pré-hospitalières.
« Qui craint de souffrir, souffre déjà de ce qu’il craint », disait Montaigne.
FRÉDÉRIC DOLLET Infirmier anesthésiste au Samu 59 à Lille. Titulaire du DU d’Hypnose de la Faculté de Lille.

Éditorial Sophie COHEN et Henri BENSOUSSAN
Pourquoi cette thématique ? En écho au dernier congrès de la Confédération francophone d’Hypnose et de Thérapies brèves (CFHTB) qui s’est tenu à Montpellier en mai dernier, où nous avions alors, Henri Bensoussan et moi-même, animé une table ronde sur ce sujet.

Conscience, placebo et réalité virtuelle Sophie COHEN et Henri BENSOUSSAN
Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°55
Pour débuter notre article, nous vous proposons quelques définitions. Car même s’il est complexe de définir des notions en constante évolution, il nous semble essentiel pour débuter de s’intéresser aux notions suivantes : conscience, placebo, effet placebo, réalité virtuelle.

La réalité virtuelle au bloc opératoire. Des expériences sans suite. Dr Marc GALY
J’ai utilisé les casques de réalité virtuelle en janvier 2017 au bloc opératoire pour des interventions sous anesthésies locales et locorégionales, mineures et relativement courtes (varices). Dans ces expériences, le casque n’a pas répondu aux besoins du patient et n’a pas installé la relation thérapeutique basée sur une présence partagée.

L’alliance hypnose et yoga nidra. Une mise en résonance avec le patient. Dr Gérard VIGNERON.
Gérard Vigneron, médecin, a expérimenté des pratiques complémentaires à l’hypnose. Il nous parle de ses expériences qui, aux frontières du réel, interrogent notamment la notion de conscience locale.

Pas de panique ! Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 55
« Je ne vais pas écrire que je ne mens pas. »
Cette phrase n’a pas été la phrase que Frédéric n’avait pas prononcée lors de la réception que l’entreprise Communication & Clarté SA n’avait pas voulu organiser.

La crêpe, et papa à gauche. Dr Adrian CHABOCHE et Virginie NAVINEL, orthophoniste
Voici un voyage dans les méandres labyrinthiques de la complexité merveilleuse de notre cerveau. Cette situation clinique est proposée par une lectrice de la revue, orthophoniste spécialisée dans la rééducation des adultes. Madame S.

Histoire de l'Hypnose. Didier MICHAUX
Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à ce sujet, l’hypnose, il n’y avait que très peu de thérapeutes faisant appel à cette pratique. Le plus célèbre était le Dr Léon Chertok, psychiatre dirigeant le service de médecine psychosomatique de l’Elan Retrouvé, auteur du livre L’Hypnose, un des rares livres, alors récent, parlant de ce sujet. En fait, le mot n’évoquait que le music-hall et en général les parasciences pour la plupart des gens.

Les grands entretiens: Gérard OSTERMANN interviewé par Gérard FITOUSSI

Laurent Gross
Infirmier anesthésiste, formateur au CHTIP en Hypnose Médicale et au sein de l'AP-HP (Hôpital... En savoir plus sur cet auteur



Rédigé le 02/05/2020 à 23:45 | Lu 145 fois modifié le 26/05/2020




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Dr Philippe AÏM
Dr Chantal WOOD en  formation en hypnose médicale à Paris au CHTIP. Formation Hypnose et Douleur
Equipe de Formation en Hypnose Médicale à Paris
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