Hypnose Médicale
Formation en Hypnose Médicale réservée exclusivement au Corps Médical, aux thérapeutes titulaires d'un diplôme d'Etat, d'un Diplôme Universitaire, ou d'un numéro Adeli

Mes belles histoires hypnotiques



Tania ROUSSEAU, Infirmière anesthésiste à l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges. Pratique l’hypnose au cours des anesthésies au bloc opératoire et également en SMUR.


Mes belles histoires hypnotiques

En hypnose médicale, nos pratiques soignantes s’effectuent en service hospitalier, en pré-hospitalier (SAMU-SMUR/Sapeurs- pompiers), au bloc opératoire ou en salle de réveil.

Parfois, amener le patient dans un refuge hypnotique pour les soins impose au praticien une vraie recherche scénaristique. Le patient n’a pas toujours de « safe place » à proposer, ou le besoin d’une séance est parfois si rapide qu’on n’a pas le temps de recueillir les éléments ressources. Encore plus en pédiatrie. Encore plus, avant d’induire une anesthésie générale.

Dans ces cas-là, il faut savoir capter rapidement l’attention du patient et l’amener à coup sûr vers un endroit rassurant, une expérience agréable, pour obtenir la « déconnection souhaitée » (pendant la durée du soin ou jusqu’à l’endormissement).
La dramaturgie doit donc s’improviser, et toute la difficulté de sa fabrication spontanée réside dans l’accroche nécessaire entre l’histoire et le patient.
Au cours de ma pratique de l’hypnose au sein du bloc opératoire, j’ai gardé de belles expériences en tête, que j’utilise et réutilise régulièrement avec la quasi-certitude que mon patient bénéficiera d’une expérience agréable. Mes enfants ont aussi été mes cobayes préférés. Ces petits scénarios-là, je les partage aujourd’hui en espérant que ces belles histoires perdureront au-delà de mon simple imaginaire et que vous vous les approprierez et les améliorerez à souhait.

POUR UNE PETITE PRINCESSE, 6 ANS, RÊVEUSE:«L’ARBRE À FÉES»

Ma petite princesse avait de multiples idées noires le soir au coucher qui l’effrayaient. Un véritable rouage automatique de son activité mentale qui entraînait chez elle une hypervigilance sur les ombres, les bruits et les images sombres du soir. Je devais donc casser ces images de monstres, de portes de placard qui s’ouvrent et de silhouettes illusoires.

Pour cela, j’ai utilisé le pouvoir d’un monde imaginaire en y ajoutant la magie des fées et ainsi créé un endroit rassurant : « l’arbre à fées ». L’arbre : sa puissance, sa force et son énergie, qui se répandent tant vers le ciel que dans la terre sont, en hypnose, des sources inépuisables d’utilisation. Chez les enfants, utiliser ce pouvoir en associant une histoire extraordinaire per- met d’en décupler la magie. L’écorce dure sous les mains, la hauteur et la droiture de l’arbre et son enracinement sont là, dès le début du récit, pour renforcer la puissance et donc l’impact du reste de l’histoire. Ensuite, le corps de l’enfant peut s’élever tranquillement dans les airs vers la cime de l’arbre, comme un ascenseur invisible, apportant déjà la magie sensorielle. Une fois tout en haut du tronc, là où les branches principales se séparent de chaque côté de l’arbre, existe une place pour le petit spectateur, qui peut s’assoir en tailleur, les mains posées sur les genoux.

De là partent quatre branches massives, puissantes, feuillues, vers l’horizontale, avec chacune une direction différente : devant-derrière-droite-gauche, ou encore vers les quatre points cardinaux. Puis, au bout de chaque branche apparaissent, chacune à leur tour, des petites fées de cou- leur différente (avec chacune sa propre cou- leur). Ainsi, branche après branche, en amenant tous les détails riches du VAKOG, les fées sont une à une détaillées. Une fée jaune avance tout doucement vers le centre de l’arbre. Elle est vêtue de pétales de boutons d’or, a des rayons de soleil dans les cheveux et des ailes de libellule dans le dos. A chacun de ses pas, en guise de soulier, tintent des étoiles dorées sonnant comme des clochettes. Puis elle s’assoit près de l’enfant, en tailleur, flottant à quelques centimètres de la branche. Une fée bleue arrive à son tour avec des grelots de myostis autour du visage. Des gouttelettes d’eau turquoise forment sa robe, des plumes de paon habillent son dos. Elle dégage un parfum de lavande... Une fée rouge apparaît vêtue de pétales de coquelicot. Elle sent bon la fraise et a des cerises tout autour de la taille... Une fée verte avec une robe de feuillage clair, sentant bon le sapin, avance en sautillant comme une petite sauterelle... Chaque fée illumine et colore la branche de sa couleur au fur et à mesure qu’elle avance. Les quatre fées se retrouvent au centre de l’arbre, assises en tail- leur, autour de l’enfant, flottant dans les airs, dans une réunion de couleurs et d’odeurs, très rassurante.
Cette histoire féerique est apaisante et plonge très rapidement et pleinement l’enfant dans l’imaginaire pur et naïf de la magie et de la beauté de la nature.
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"Le comme si paradoxal": Tâches thérapeutiques. Guillaume DELANNOY, Vania TORRES-LACAZE et Annick TOUSSAINT
Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander de prendre le temps de réfléchir chaque jour à la question suivante : « Si vous étiez certain que, quoi que vous fassiez, quoi que vous tentiez, quoi que vous essayiez pour atteindre votre objectif, il ne se réaliserait jamais, que feriez-vous alors ? » Pour avancer dans la vie, nous nous donnons, plus ou moins consciemment, des buts, des objectifs, qui orientent notre attention, notre communication et notre action.

Le conte en pédiatrie: la métaphore du chirurgien ORL. Dr Fabienne RAUX-RAKOTOMALALA
Quand mes mains de chirurgien ORL ont compris qu’elles pouvaient saisir le courant hypnotique du bloc opératoire, elles ont osé utiliser de nouveaux outils pour les emporter au-delà de la salle d’opération ou du réveil et permettre de soulager et d’accompagner mes patients jusqu’aux portes de leur convalescence et au terme de leur cicatrisation. 

Hypnose conversationnelle: En finir avec la cocaïne. Marie-Clotilde WURZ-DE BAETS
Comment j’ai échangé une boîte verte en métal vide contre 450 euros de cocaïne. La notion de temps. Ma pratique professionnelle de psychologue s’ancre dans le temps. Le temps d’intégrer, d’assouplir, d’automatiser, de digérer les théories et les pratiques. Peu à peu, imperceptiblement, ce qui demandait beaucoup d’effort, de réflexion, de concentration, finit par être limpide et s’écoule comme le ruisseau ayant trouvé son lit, naturel et fluide…

Note Sixième. Selon François Roustang. Dr Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND 
« Comme thérapeutes, nous en faisons toujours trop ». Ainsi François Roustang conclut-il le chapitre « Ouverture » d’un de ses ouvrages. Il poursuit : « Nous nous escrimons à chercher des solutions et à les proposer inlassablement comme s’il était certain que la technique adéquate existe pour cet individu et dans cette circonstance. 

Edito : Hypnose et prise en charge de la douleur. Dr Henri BENSOUSSAN
Dans le numéro 14 de la revue Sciences Psy, Boris Cyrulnik nous fait réfléchir, dans un article intitulé « Nécessité et abus de la notion de progrès », aux relations entre évolution, progrès, imagination et effets secondaires. Nous sommes habitués à associer progrès médical et allongement de la durée de vie. De rassurantes statistiques régulièrement nous apaisent à propos de notre avenir individuel et en inquiètent d’autres à l’échelon de la société, car comme le dit Boris Cyrulnik : « Le progrès se construit au fur et mesure de la réalisation de certains possibles et prend ainsi des chemins auxquels nous ne pensions pas nécessairement. » 

Intérêt de la pratique de l’hypnose dans la maladie de Parkinson. Dr Laurence LE GOURRIER
La maladie de Parkinson (MP) est une maladie neurologique chronique dégénérative associant un tremblement de repos, une akinésie et une dyskinésie extrapyramidale.  Secondaire à une dégénérescence du locus niger (ou substance noire) qui altère la voie dopaminergique nigrostriée, la MP s’accompagne de l’atteinte d’autres systèmes neurotransmetteurs. Ainsi, des troubles du sommeil, de la mémoire et de l’humeur sont fréquents. 

La proprioception : notre sensorialité profonde. Anne-Sophie BOUTHORS et Bertrand PORET
Du VAKOG au VAPKOG. Ces quelques lignes se veulent une porte de réflexion sur la place que nous pourrions accorder à la sensibilité proprioceptive dans les phénomènes hypnotiques. C’est mon métier d’anesthésiste-réanimateur en maternité et mon expérience de danseuse, de plongeuse et du yoga qui m’autorisent à partager cette réflexion. 

Edito: Endormir les corps. Hypnose et anesthésie. Dr Aurore MARCOU
L’anesthésie fait peur. Parfois plus que la chirurgie elle-même. Peurs de confier son corps, de sombrer dans l’inconscient, de se réveiller inopinément, de souffrir, de mourir... Des peurs toutes légitimes que les explications rationnelles peinent à ré- conforter. Que faire des informations médicales sur l’anesthésie, techniques sur la sécurisation des procédures, statistiques sur les risques de plus en plus rares d’accidents quand on a peur ? 

Consultations d'anesthésie: Savoir faire, savoir être. Dr Arnaud BOUZINAC
Madame A. se présente à la consultation d’anesthésie. Son dossier m’apprend qu’elle va être opérée d’un cancer du sein. Dehors, il pleut. Je me présente et l’invite à entrer dans le bureau. Elle s’assied sans rien dire, les yeux dans le vague. Elle a gardé son manteau et ses mains sont crispées sur un parapluie orange, posé sur ses genoux. « Vous savez, lui dis-je, je n’ai encore jamais volé de parapluie. Même aussi beau que celui-ci. » Elle me regarde, semble réfléchir et sourit. La consultation d’anesthésie peut commencer. 

Mes belles histoires hypnotiques. Tania ROUSSEAU
En hypnose médicale, nos pratiques soignantes s’effectuent en service hospitalier, en pré-hospitalier (SAMU-SMUR/Sapeurs- pompiers), au bloc opératoire ou en salle de réveil. Parfois, amener le patient dans un refuge hypnotique pour les soins impose au praticien une vraie recherche scénaristique. Le patient n’a pas toujours de « safe place » à proposer, ou le besoin d’une séance est parfois si rapide qu’on n’a pas le temps de recueillir les éléments ressources. 

Hypnose en cabinet dentaire: un univers transe-formé. Dr Marie-Hélène SIMONNET GARCIA
Le chirurgien-dentiste écoute avec ses yeux et parle avec ses mains. Il prend soin d’un espace qui permet de s’alimenter, de communiquer, et parfois de respirer. 
Et il s’interroge souvent sur sa capacité à rester concentré, des fois plusieurs heures, sur les quelques millimètres carrés à soigner, tout en restant attentif à leur propriétaire. 

« Bonne rentrée ». Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 51
Nous voici en automne. Fin des vacances et donc reprise des activités économiques, scolaires, sociales, politiques. Tout le monde ne fait que souhaiter une « bonne rentrée ». 
Soit. Mais regardons cela de plus près. « Rentrée » est un mot composé. Oui, oui: composé de«entrée»et de«re». « Re » comme regret, remord, repentance, retard, reblochon ? 

Pas faire d’hypnose...Dr Adrian CHABOCHE
Cher lecteur, Vendredi, 8 h 30. Première consultation d’une journée assez longue. 
J’accueille une femme. L’ayant accompagnée depuis la salle d’attente, je la laisse prendre place. Elégante, elle se glisse dans le bureau et s’installe dans le fauteuil de travail. Quoi de plus classique pour commencer une journée ? Habituellement je me laisse porter et emporter par la mélodie du récit que le patient me fait à la question que je leur adresse : « Racontez-moi. » L’hypnose étant d’abord celle du thérapeute en écoutant le patient. 

L'Entretien du Docteur Marc Galy. Dr Gérard FITOUSSI 
Bonjour Marc, peux-tu indiquer ce qui t’a conduit aux études de médecine et à l’anesthésie ? Marc Galy : Dès ma plus jeune enfance j’ai souhaité faire médecine : le déclencheur, le médecin de famille. Pour l’anesthésie c’est la même chose, la rencontre. J’ai passé un internat des hôpitaux. 

Notes de lecture par Christine GUILLOUX
Les visages de l’invisible, Patrick de Wilde, Chaman. Fou en deçà des Pyrénées, guérisseur au-delà. Ou sorcier, curandero, jhankri, mudang, santero ou chaman. Les pratiques chamaniques, depuis l’âge de pierre, nous fascinent, nous enchantent, nous effrayent, nous questionnent. Des phénomènes de transe qui nous sont cependant familiers et dont nous nous sommes inspirés dans nos approches psychothérapeutiques. 

Laurent Gross
Infirmier anesthésiste, formateur au CHTIP en Hypnose Médicale et au sein de l'AP-HP (Hôpital... En savoir plus sur cet auteur



Rédigé le 01/03/2019 à 16:16 | Lu 217 fois modifié le 06/03/2019




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