Hypnose Médicale
Formation en Hypnose Médicale réservée exclusivement au Corps Médical, aux thérapeutes titulaires d'un diplôme d'Etat, d'un Diplôme Universitaire, ou d'un numéro Adeli

Chirurgie carotidienne: Hypnose et anesthésie locorégionale



Dominique MONTOY, Infirmière anesthésiste en chirurgie vasculaire à Lyon. Son constat : avec la pratique de l’hypnose, la consommation des produits analgésiques et anxiolytiques couramment utilisés en anesthésie baisse et le confort des patients et des soignants augmente. Sa relation aux patients douloureux se structure et des perspectives s’ouvrent.


Chirurgie carotidienne: Hypnose et anesthésie locorégionale
Au bloc de chirurgie vasculaire où j’exerce à Lyon, toutes les chirurgies de la carotide se réalisent sous anesthésie locorégionale : ALR, sauf contre-indications majeures.

Le traitement chirurgical de la sténose carotidienne consiste à réaliser une endartériectomie de l’artère, c’est-à-dire l’ablation de la plaque d’athérome qui l’obstrue.

Au cours de cette opération, le chirurgien clampe la carotide, interrompant son flux artériel. La tolérance du cerveau à cette interruption de vascularisation ne peut être évaluée que si le patient est gardé conscient, donc sous ALR, pour être testé neurologiquement. Si le clampage carotidien n’est pas toléré, le chirurgien met alors une dérivation temporaire appelée « shunt » garantissant ainsi la vascularisation du cerveau. L’anesthésie, réalisée sous contrôle échoguidé, consiste à bloquer le plexus cervical qui participe entre autres à l’innervation du cou.

L’ALR et la chirurgie sont des temps anxiogènes et douloureux pour le patient. Il arrive même que la toux, la dysphagie et la stase salivaire, effets adverses de l’anesthésie, compromettent la réalisation de la chirurgie et imposent la conversion de l’ALR en anesthésie générale. Il est vrai que pour une meilleure tolérance, une sédation intraveineuse par des narcotiques (midazolam) et des morphiniques (alfentanil, rémifentanil) est parfois associée, mais elle est en première intention évitée, car elle altère la vigilance du patient et compromet la juste évaluation de son état neurologique.

Dans ce contexte, l’utilisation de l’hypnose est salvatrice et transforme le passage du patient au bloc opératoire en une expérience réconfortante et profitable.

Il n’y a évidemment pas de séance d’hypnose standard, cependant l’accompagnement que je propose aux patients s’articule et se déroule selon un schéma à la fois global, fondé sur l’enchaînement bien réglé d’actes de soins invasifs, pose de voies veineuses périphériques, réalisation du bloc cervical et chirurgie, et aussi adapté au plus près à chacun. Si le langage et toutes les techniques hypnotiques que j’utilise, dès lors qu’elles sont maîtrisées, induisent les améliorations attendues, la suggestion reste toutefois dans ce type de prise en soins la clé de voûte de ma pratique hypnotique.

C’est en opposant une suggestion hypnotique à chaque effet adverse de l’anesthésie que l’impact négatif induit par cet effet et par sa kyrielle de désagréments, diminue voire disparaît.
Nous nous limiterons à l’accompagnement hypnotique du patient, de son accueil au bloc opératoire jusqu’à la réalisation de son anesthésie.

Au bloc, les ALR se réalisent en salle de surveillance post-interventionnelle : SSPI. Le patient y attend, déjà dissocié par le stress, par la peur d’avoir mal ou celle de l’accident vasculaire cérébral. Ainsi, à l’instant où nous lions connaissance, induire le processus hypnotique est superflu. L’essentiel consiste à transformer rapidement la transe hypnotique négative déjà induite en transe positive.

La communication hypnotique est un support essentiel pour y parvenir rapidement. Avant d’entamer une conversation apparemment anodine dont l’objectif principal reste donc d’ancrer la dissociation, d’approfondir la transe hypnotique positive et ’identifier à petits pas en cas de résistance l’origine du conditionnement négatif pour amener ensuite le patient à vivre l’instant différemment, il est simple d’initier l’alliance thérapeutique par trois premières questions dont les réponses sont assurément « oui ». L’amorce de l’échange est un temps dans lequel je me place particulièrement en ouverture avec le patient.

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Hypnose et anesthésie: suggestions verbales. Dr Laurence LE GOURRIER
En 2002 au Congrès Agora à Rennes, j’assiste à un atelier « hypnose et anesthésie » animé par Claude Virot. Je comprends immédiatement l’intérêt pratique de l’effet anxiolytique et analgésique des suggestions hypnotiques. En effet, praticien hospitalier, je pratique « largue à mains nues » – mais gantées tout de même – l’anesthésie locorégionale (ALR) en orthopédie et en traumatologie.

L'approche intégrative: psychosomatique et HTSMA. Mady FAUCOUP GATINEAU
Cet article fait suite à un autre paru dans la Revue numéro 47. J’ai présenté le travail du Dr Eric Bardot, psychiatre et pédopsychiatre à Nantes qui développe depuis une quinzaine d’années une pratique thérapeutique originale : l’HTSMA. Si l’HTSMA mettait en lien l’hypnose, la thérapie stratégique et les mouvements alternatifs, l’approche dépasse l’idée d’une conjonction de ces pratiques.

La douleur chronique: le monstre. Marc PICARD-DESTELAN
Notre contexte culturel nous invite à prêter une grande importance à ce qui se voit. La place de l’image dans l’information journalistique est évidente. Mais en médecine aussi le summum de la preuve est souvent constitué par l’image. Elle offre un appui fréquemment décisif dans les diagnostics. La position du douloureux chronique n’en est que plus difficile : il a mal, mais ça ne se voit pas.

Note septième. Selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND
De l’attente ou la relation du troisième type. Quel est le mode de la relation thérapeutique efficient en hypnose, s’interroge François Roustang, ou comment s’en approcher au plus près et tenter de le définir ? Pour apporter quelque réponse à cette question, l’auteur s’emploie à considérer le type de changement attendu au terme d’un moment thérapeutique en hypnose. La modification envisagée peut être, en effet, de natures diverses. François Roustang détaille en cela trois types distincts de modifications.

Edito Dr Henri BENSOUSSAN: Douleur Douceur
Soyons polémiques. Les fake news n’ont pas seulement envahi l’espace politique et sociétal, elles ont désormais envahi l’espace médical. La situation peut être résumée en décrivant deux camps qui se « radicalisent » au point de rendre impossible ou presque tout dialogue. Dans le premier camp la médecine par les preuves ; dans l’autre les médecines alternatives, parmi lesquelles l’homéopathie est actuellement la plus attaquée. (L’hypnose pourrait suivre si certaines de ses pratiques ne changent pas.)

Nos patients super-héros. Antoine ROGÉ
« Vous vous en sortez très bien, vous êtes l’être le plus capable, le plus qualifié et digne de confiance que je connaisse : vous ferez ça très bien. » Cette citation n’est pas de Milton Erickson, elle aurait pu. Elle est de Tony Stark, ce nom ne vous dit peut-être rien, et si je vous dis Iron Man ? Croyez-moi, il s’y connaît en super-héros ! Le tout début de l’histoire, j’allais écrire du film, se situe en 2012 avec ma patiente Anne-Marie. Elle fréquentait le centre anti-douleur de Rouen qui venait de lui proposer des séances d’hypnose pour gérer sa fibromyalgie.

Chirurgie carotidienne: Hypnose et anesthésie locorégionale. Dominique MONTOY
Au bloc de chirurgie vasculaire où j’exerce à Lyon, toutes les chirurgies de la carotide se réalisent sous anesthésie locorégionale : ALR, sauf contre-indications majeures. Le traitement chirurgical de la sténose carotidienne consiste à réaliser une endartériectomie de l’artère, c’est-à-dire l’ablation de la plaque d’athérome qui l’obstrue.

Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts. Nicole PRIEUR
L'Éditorial. La souffrance psychique que nous côtoyons dans nos diverses pratiques se révèle de plus en plus complexe. Aux problématiques « classiques » liées à l’enfance, aux conflits intergénérationnels, au poids de l’héritage familial, se rajoutent des souffrances spécifiques à notre XXIe siècle, problème de synchronisation, sentiment d’absurdité face à un monde incompréhensible, violences...

Systémie et Hypnose: L’hypnose, pour se guérir de la famille. Nicole PRIEUR et Bernard PRIEUR
En famille, il ne suffit pas de s’aimer pour se rendre heureux. A l’ombre des bons sentiments se trament frustrations, souffrances, règlements de comptes. L’histoire familiale véhicule son lot de drames, traumas, non-dits, secrets, mandats transgénérationnels risquant d’entraver le devenir personnel. Hypnose et systémie peuvent alléger le poids du passé pour savourer le présent, remettre le temps en mouvement, apprécier le meilleur de sa famille sans en supporter les poids inutiles.

Laurent Gross
Infirmier anesthésiste, formateur au CHTIP en Hypnose Médicale et au sein de l'AP-HP (Hôpital... En savoir plus sur cet auteur



Rédigé le 12/08/2019 à 14:58 | Lu 19 fois modifié le 14/08/2019




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